Le stress (2ème partie)

Que provoque le stress sur votre organisme ?


Le corps a ses moyens pour vous mettre en alerte lorsque le stress fait son œuvre. Si vous êtes dans une situation de survie, les réactions physiologiques que je vous énumère juste après, elles vous sauverons parce que vous allez utiliser votre physique en proportion.


  • Les récepteurs (vue, ouïe, odorat, toucher, mais aussi récepteurs des muscles), reçoivent le signal

  • Le cerveau enregistre le danger et envoie des messages d’avertissement le long des nerfs

  • Les muscles se contractent, prêts à l’action

  • Les battements cardiaques augmentent et les artères se contractent pour que le sang soit pompé et amené au plus vite à l’endroit où il est le plus nécessaire : notamment les grands muscles striés

  • Les médiateurs chimiques du cerveau induisent un certain nombre de changements hormonaux dans le corps, et, les hormones, voyageant dans le sang vers leurs cibles, renforcent les changements physiques qui ont déjà eu lieu

  • L’ouïe devient plus sensible

  • La peau devient pâle car le sang quitte la surface de la peau pour réduire les pertes de sang des blessures éventuelles

  • Les mains et les pieds deviennent froids car le sang quitte les extrémités en faveur des muscles et des organes vitaux

  • Les pupilles se dilatent, permettant une meilleure vision périphérique et une meilleure vision de nuit

  • Les bronches se dilatent pour permettre un apport maximum d’air

  • La respiration se fait plus profonde et plus rapide pour apporter au corps un surplus d’oxygène

  • La tension artérielle monte, apportant plus de « carburant » et d’oxygène au cœur, aux muscles et au cerveau

  • Le glucose est déchargé dans le flux sanguin pour fournir de l’énergie au cœur et aux muscles

  • Le système digestif se met en attente pour que le sang puisse aller vers les muscles et le cœur

  • La peau transpire pour refroidir la couche sous-jacente : les muscles surchauffés

  • Le mécanisme de coagulation sanguine se prépare aux blessures possibles

  • Le nombre de globules blancs sanguins augmente en vue de combattre une infection éventuelle

  • Le nombre de globules rouges augmente pour accroître la capacité du sang à transporter l’oxygène

  • Du cholestérol est libéré dans le sang, principalement à partir du foie, pour fournir un carburant « longue distance » destiné à prendre la relève aux endroits où le glucose est parti pour apporter de l’énergie aux muscles

  • Les hormones thyroïdiennes, libérées dans le sang, accélèrent le métabolisme corporel pour brûler le carburant plus vite et ainsi fournir de l’énergie supplémentaire

  • La cortisone, libérée par les surrénales, protège contre les réactions d’allergie

  • Les endorphines, substances anesthésiantes puissantes, sont libérées dans le sang à partir de l’hypothalamus pour que la douleur soit bloquée pendant l’urgence.



S'il s'agit d'une pression sociale, votre dépendance au conjoint, au patron, à votre famille, à vos collègues, votre banquier, etc, vous allez produire des hormones qui ne seront pas détruites suffisamment rapidement. Elles deviendront vite des toxines qui auront pour conséquences toutes les pathologies que je vous cite juste après :


  • Tension artérielle élevée : hypertension. Pendant le cycle du stress, la tension artérielle augmente pour obliger le sang oxygéné à aller plus vite vers le cœur, les autres organes vitaux et les grands muscles striés. Si la réaction au stress continue, l’hypertension augmente le risque d’infarctus, d’accident vasculaire cérébral ou de rupture d’anévrisme.

  • Artériosclérose : il semble que l’hypertension crée de petites déchirures dans les parois artérielles, et que le cholestérol, mis en circulation comme carburant supplémentaire, peut alors se déposer sur ces lésions, provoquant la construction de plaques athéromateuses. A long terme, ces plaques de cholestérol mènent au durcissement des artères et peuvent finalement provoquer des infarctus et des thromboses. Le Dr Peter Hanson, dans son livre The Joy of Stress, mentionne que le taux de cholestérol peut augmenter de 40 % en quelques secondes sous l’effet de la peur !

  • Infections, maladies, cancer : le stress chronique a de nombreux effets sur le système immunitaire. Les taux élevés de cortisone provoquent le ratatinement des ganglions lymphatiques, et le thymus, (situé derrière la partie supérieure du sternum) peut se réduire de 50 % en taille et en poids, en l’espace de 24 h seulement. Le thymus est la glande principale du système de défense du corps et, s’il ne fait pas son travail, on voit augmenter fortement le risque de grippe, d’infections et même de cancer. (Lire le livre de JL Servan Schreiber : Cancer)

  • Diabète : Le glucose déversé dans le sang a besoin d’insuline pour libérer son énergie. L’insuline vient du pancréas. Les stress chronique met donc des exigences excessives sur le pancréas, aggravant tout état diabétique. Chez les nondiabétiques, si le pancréas ne peut plus produire suffisamment d’insuline, le taux sanguin de glucose peut augmenter et conduire au diabète.

  • Maux de tête : Les maux de tête sont provoqués par le stress à cause de deux changements physiologiques majeurs : la tension musculaire et la constriction des vaisseaux sanguins pour forcer le sang vers le cœur et les autres organes vitaux. Chez la plupart des gens, le mal de tête est une douleur diffuse affectant tout ou partie de la tête. Cependant, 95 % des maux de tête sont dus soit à des migraines, soit à des contractions musculaires.

  • La migraine : la plupart des migraines se présentent d’un côté de la tête et sont provoquées par la dilatation des vaisseaux sanguins dans la boîte crânienne, ce qui comprime les terminaisons nerveuses très sensibles à la douleur. Chez les gens souffrant de migraines, certains aliments sont réputés être source de problèmes : le chocolat, l’alcool, les agrumes, le glutamate monosodé (MSG) le vieux fromage, la viande et le poisson, les avocats, les bananes, les figues, la caféine, et la niacine (vitamine B3).

La plupart de ces aliments contiennent des acides aminés spécifiques qui dilatent les vaisseaux sanguins. On retrouve chez les personnes souffrant de migraines des traits de personnalité qui les prédisposent au stress : ils ont tendance à être perfectionnistes, à se fixer sans cesse des délais, à vouloir plaire, à être incapables de gérer leurs émotions négatives comme la colère ou la frustration qui sont alors supprimées.

Dans les maux de tête de contraction musculaire, les muscles du cou, de la tête, de la mâchoire ou des épaules, contractés à l’excès, (hypertoniques) réduisent l’afflux de sang localement ainsi que dans la tête. Les muscles hypertoniques sont douloureux et font mal. La baisse d’oxygène et d’autres nutriments dans le crâne ont pour conséquence les maux de tête.

Le Dr Georges Goodheart, chiropracteur à Détroit a montré que la plupart des douleurs liées aux muscles étaient dues à la faiblesse du muscle opposé (phénomène de compensation). Ainsi, la femme enceinte et le monsieur au gros ventre ont souvent des muscles abdominaux faibles et des douleurs dans le bas du dos. De même, la détresse émotionnelle, l’anxiété, la frustration, affaiblissent les muscles antérieurs de la nuque (sterno-cléido-mastoïdiens) ce qui provoque l’hyper

tonicité des muscles opposés à l’arrière de la nuque.

  • Ulcères : Une élévation à long terme de de la cortisone réduit fortement la résistance de l’estomac à l’égard de sa propre acidité, ce qui conduit aux ulcères gastriques. Les ulcères duodénaux peuvent se développer dans la première partie de l’intestin grêle, et la colite dans le côlon.

  • Insomnie : Cet état est fréquemment associé au stress et créé par le fait d’avoir trop de choses en tête et de s’inquiéter pour beaucoup de choses. A l’inverse on trouve dans l’hypersomnie, une façon de fuir la difficulté de la vie. Certaines insomnies sont certainement dues à une hyperactivité thyroïdienne. Dans ce cas, la perte de poids malgré un apport alimentaire constant, les tremblements nerveux et l’épuisement sont d’autres signes possibles d’une thyroïde « stressée ». Une visite chez le médecin s’impose alors.

  • Allergies et affections cutanées : Le stress, induisant des taux élevés de cortisone, réduit la fonction thymique et donc supprime votre immunité corporelle. Le nombre d’aliments et de facteurs environnementaux auxquels vous réagirez de manière allergique augmenter proportionnellement. Plus l’immunité baisse, plus on fait d’allergies.


Tout ceci n'est pas sans compter des effets que l'on ne pense pas attribuer au stress parce qu'il n'est pas le seul à les engendrer comme :


  • L'épuisement physique (voir plus loin : le burn out),
  • Le changement d’appétit,
  • La perte ou le gain de poids,
  • Les nausées,
  • Les disjonctions sexuels,
  • La constipation,
  • Les problèmes de peau,
  • Les problèmes de cheveux (chute, pellicules, démangeaisons, gras, sec, cassant...)


Et dans le pire des cas, le burn out dont je vous parlerai la semaine prochaine.


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